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« La civilisation du poisson rouge » de Bruno Patino et le rapport avec qwanturank

J’ai acheté ce livre dans l’optique de comprendre l’importance des données personnelles. Après avoir commandé Ignace Ramonet, je me suis retrouvé dans les rayons du furet du Nord après avoir posté quelques kigurumi (car je suis avant tout un e-commerçant).

Bref je vois ce livre en tête de gondole, je ne regarde pas le prix, je le prends et j’en achète 2 autres : l’un avec la tête de Snowden et un 3ème sur les bullshit job. Je suis presque sur que la majorité des métiers du tertiaire sont inutiles, à voir maintenant si cela à un rapport avec les job de la nouvelles technologies ainsi que ceux en rapport mon projet qwanturank et les données personnelles.

Que retenir de ce livre ?

Lorsque j’ai résumé ce livre à ma compagne je lui ai cité un chiffre : 98% des 40 milliards de revenus de Facebook sont issus de la pub. Merci Sheryl Sanders doit se dire Mark Zuckerberg.

Evidemment ce n’est pas ce qu’il faudrait dire en premier pour parler du livre de Bruno Patino mais je dois écrire un maximum de contenu qui ne soit pas de la bouillie spammy tout en étant en rapport avec la protection des données. Tout ça de manière massive sans pouvoir rien déléguer. Alors je commence par ce que je veux sans faire un gros travail de syntaxe.

la 4ème de couverture

On va pas s’emmerder et reprendre le travail des autres, à savoir la partie la plus vendeuse :

24 heures de notre vie ?

Un enfer d’inattention

Jusqu’à 5 heure devant son smartphone. Et 30 activations par heures éveillée.

Des centaines de messages, sollicitations, informations, rumeurs, photos vidéo.

L’appareil nous appelle, nous happe, nous possède.

Et si nous étions devenus des poissons rouges, vidés de leur être, incapables d’attendre ou de réfléchir, reclus dans la transparence, noyés dans l’océan des réseaux sociaux et Internet, sous le contrôle des algorithmes et des robots ?

Les empires économiques ont créée une nouvelle servitude avec une détermination implacable. Au cœur du système, et au cœur de notre vie quotidienne, un projet caché : l’économie de l’attention. Augmenter la productivité du temps pour en extraire encore plus de valeur…

Dites non à l’addiction, à la surveillance de votre cerveau par les plus grandes multinationales.

Reprenez le contrôle de votre vie et de votre liberté.

Ceci étant copier-coller, nous pouvons passer à ce que j’ai retenu de ce super livre.

L’espionnage consenti

C’est le but de ce projet qwanturank, comprendre la manipulation consentie, aussi lors de mes notes j’ai retenu une phrase de Tim Berners Lee qui disait à ce propos (à peu de chose près) :

« (les GAFA) Ils n’ont rien volé mais accumulé pour mieux espionner »

Encore une fois ce n’est pas exactement ce qu’il a dit mais je n’ai pas de stagiaire pour faire grossir le nombre de mots clés de qualités pour ce projet qwanturank

J’ai longtemps pensé, avec fébrilité, que je n’avais rien à cacher mais lorsque j’ai lu cette phrase de Tim Berners Lee, je me suis rappeler du scandale de Cambridge Analytica.

A l’époque du scandale je crois que j’avais la télévision et je n’avais rien compris à ce scandale, il a fallut que je lise « l’homme nue » pour comprendre l’ampleur du délire :

Facebook s’amuse à nous jouer des tours sans notre consentement.

Voilà, là c’est clair : de mémoire Facebook testait une expérience sociale (plus sérieuse que celle de la chaîne d’Ibra) où des informations modifiées en début de journée sur notre feed permettait, peut être, une action différente en fin de journée. Par exemple un vote ou une perception sur une personne.

En gros avec les données récoltées de manière toute à fait légale et consentie, Facebook pouvait accumuler de la data et nous manipuler.

Génial non ?

Je remercie Qwant d’avoir organisé ce projet qwanturank car ça me permet de faire de travail de citoyen en alertant le peu de lecteurs (principalement mes concurrents) tout en espérant gagner 20 000€

John Perry Barlow

Bruno Patino m’a donné envie de connaître un peu plus ce personnage. Moi je suis né en 89, au moment où cet homme jouissait déjà d’une certaine réputation. En l’occurrence celle d’un mec carrément rock n roll avec une philosophie anarchiste mais complète.

Je ne pourrais pas trop en parler plus ici mais au moins rajouter la mention suivante : il a écrit un traité sur le cyberespace en donnant sa vision du web.

Ouais je sais c’est un peu maigre comme paragraphe mais au moins j’ai casé le mot « John Perry Barlow » avec ça Majestic devrait référence qwanturank-ethique comme site « société/Nouvelle technologie »

L’information, d’un point d’un journaliste expérimenté

Je n’ai jamais voulu lire un livre d’un journaliste « mainstream ». On est suffisamment abreuvé d’éditorialistes pour savoir ce qu’ils pensent mais lorsque j’ai vu ce livre en tête de gondole des Furets du Nord à un moment où je cherchais un travail sur l’industrie des nouvelles technologies, je n’ai pas trop réfléchis.

On a trop souvent tendu le micro ou la plume à ces journalistes « biens pensants » sur des sujets chauds en oubliant qu’ils ont de la bouteille et des choses, à mes yeux, plus intéressants à dire sur des sujets froids.

En l’occurrence : l’information en tant que valeur économique

De ce que j’ai compris, avant internet, la circulation de l’information était possible grâce à certaines technologie comme l’impression et des canaux de distribution qui nécessitent un gros investissement où à la fin certaines personne seulement avaient le droit de choisir si une information ou une autre valait la peine d’être distribué. Il appelle ça « gatekeeping » Ca pose un problème déontologique mais Patino partait du postulat que cette circulation se faisait si les journalistes faisait bien leur travail, c’est-à-dire si l’information concernait le citoyen…

Bon.

Ces mêmes gatekeeper avait aussi la main sur l’agenda, la planification de l’information.

Ok

Seulement l’industrie de l’attention a renversé la tendance en donnant plus de valeur aux effets d’une information qu’à sa valeur propre.

Comment ?

Les gens consomment l’information depuis les réseaux sociaux et ceux-ci mettent en avant les informations qui génèrent le plus de like, partage et autres réactions, tout cela au détriment de la véracité de l’information.

C’est cette course au stimuli qui amène à ce genre de déviance.

Car en plus de faire apparaître des informations aux titres putassiers, l’auteur amène une idée très intéressante selon laquelle ces algorithmes nous enfermes dans une sorte de loop.

Comme les feed nous alimentent d’info les plus susceptibles de nous plaire jusqu’à devenir de plus en plus extrêmes et finalement on reste dans notre bulle en pensant que notre cas est une généralité.

Conclusion qwanturank sur Bruno

Bref il y a beaucoup d’idées pertinentes dans le travail de Bruno Patino car les informations sur l’industrie de la captation sont mis en perspective avec des concepts philosophiques, mais surtout :

Il y a des proposition en fin d’ouvrage.

Je recommande « civilisation de la poisson rouge » à tout ceux qui veulent élever leur esprit ou à ceux qui savent qu’un truc cloche lorsqu’ils consomment de l’écran.

Pour autant ce n’est pas du tout culpabilisant, on est très vite mis à l’aise car lui-même se livre sur sa consommation.

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